Le mot « russes » est en tendance le 18 octobre 2026 parce que deux actualités se télescopent : des frappes de drones ukrainiens d'une ampleur inhabituelle sur le territoire russe, et une décision américaine qui suspend temporairement certaines sanctions visant la Russie. Ces deux sujets alimentent les mêmes recherches au même moment, ce qui explique la visibilité du terme. Les informations citées ici sont datées du 18 et du 19 octobre 2026 et proviennent de France 24, de l'AFP, de la BBC, de l'AP, de TASS, de l'ONU Info, du Kyiv Independent et du Parlement européen.
Dans la nuit du 17 au 18 octobre 2026, des drones ukrainiens ont visé des infrastructures énergétiques russes, notamment le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg et le dépôt pétrolier Routchi. Des entrepôts et un centre logistique ont également pris feu, selon France 24. Ces cibles relèvent de la logistique pétrolière, un secteur qui alimente l'effort de guerre russe et que Kiev cherche à perturbé régulièrement depuis le début du conflit.
Selon le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, les frappes ont fait un mort et cinq blessés dans la ville. Environ 20 000 personnes ont été privées d'électricité, rapporte France 24 en citant les autorités russes. Ces chiffres proviennent de sources officielles russes et ne peuvent pas être vérifiés de manière indépendante à ce stade.
Toujours selon TASS, cité par France 24, entre 126 et 145 drones ont été abattus dans la région de Léningrad, ce qui en ferait la plus grande attaque contre cette région depuis le début de la guerre. Le maire de Moscou a annoncé que 127 drones avaient été neutralisés au-dessus de la capitale. Le ministère russe de la Défense affirme pour sa part que 1 015 drones ont été interceptés au total sur l'ensemble du territoire, un chiffre qui n'a pas été confirmé par des sources indépendantes.
Un datacenter de VK, l'un des principaux groupes numériques russes, aurait été touché lors de ces frappes, selon France 24. Des restrictions ont été appliquées dans les aéroports de Poulkovo, Domodedovo et Vnoukovo, les trois principaux hubs aéroportuaires de Saint-Pétersbourg et de Moscou. Ces perturbations illustrent l'effet des drones sur des services civils bien au-delà des seules cibles militaires.
En parallèle, des frappes russes ont visé les infrastructures électriques de Vinnytsia, Jytomyr, Khmelnytsky et Odessa, selon l'AFP et France 24. Au moins deux personnes ont été tuées et douze blessées, d'après Volodymyr Zelensky. L'ONU Info signale que les deux premières semaines d'octobre 2026 ont été les plus meurtrières pour les civils ukrainiens depuis plusieurs années.
Le Kyiv Independent rapporte que la Russie a lancé dans la nuit du 17 au 18 octobre un missile balistique Iskander-M, 180 drones Shahed dont 26 à réaction, des munitions rôdeuses S-8000 et Banderol, ainsi que des leurres Gerbera et Parodiya. L'armée de l'air ukrainienne indique que 152 drones ont été interceptés et que 20 sites ont été touchés. Le bilan civil s'élève à au moins dix morts et 73 blessés en 24 heures, notamment à Sloviansk, Kherson, Zaporijjia, Soumy et Kharkiv.
Le Kyiv Independent rapporte que trois oblasts de l'ouest de l'Ukraine ont été visés le 18 octobre 2026. Une usine industrielle a été touchée à Manevychi, dans l'oblast de Volyn, lors de la deuxième frappe en trois jours sur ce site. Une installation énergétique a été endommagée près de Staryi Vyshnivets, dans l'oblast de Ternopil, et des infrastructures civiles ont été touchées à Rivne.
Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a mené 76 attaques contre les secteurs énergétique et pétro-gazier ukrainiens en une semaine, selon RFE/RL. Il avance que près de 2 700 drones, 1 700 bombes guidées et 66 missiles ont été tirés en sept jours. Ces chiffres sont ceux du président ukrainien et n'ont pas été vérifiés par une source indépendante ; ils couvrent la période qui suit la pause annoncée par Donald Trump le 11 octobre 2026.
Donald Trump a exempté la Russie des sanctions prévues par le « Graham Act », un texte qui prévoyait des droits de douane de 100 % sur les cinq plus gros acheteurs d'énergie russe. Cette exemption a été prise par décret le 16 octobre 2026, selon France 24. Kiev et plusieurs élus américains ont vivement critiqué la décision, qui intervient en pleine intensification des frappes.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a présenté cette exemption, le 17 octobre 2026, comme une « pause de 60 jours » destinée à analyser les effets économiques de ces sanctions, rapporte France 24. Il ne s'agit donc pas, selon cette présentation, d'un abandon définitif du dispositif. La portée réelle de cette pause sur les acheteurs d'énergie russe reste à préciser.
Washington et Moscou se sont entendus pour lever certaines sanctions afin de permettre l'importation de diesel russe, selon le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak. Les livraisons pourraient arriver 15 à 20 jours après la signature des contrats, avec un volume pouvant atteindre 3,5 millions de tonnes par mois. Le New York Times rapporte par ailleurs que des émissaires américains ont demandé à l'Europe d'augmenter ses achats de gaz russe.
Le 12 octobre 2026, le Conseil de l'UE a adopté le plus vaste ensemble de mesures restrictives depuis 2022, selon le Conseil de l'UE. Ce paquet comprend 1 569 inscriptions, dont 826 entreprises russes et 743 dirigeants, portant le total à près de 4 600 depuis le début du dispositif. Plus de la moitié de ces mesures concernent la chaîne de production des missiles balistiques russes.
Le paquet européen d'octobre 2026 cible les fournisseurs de composants utilisés dans l'armement, notamment les semi-conducteurs, les radars, les explosifs et l'optique. Selon le Conseil de l'UE, les entités visées représentent un chiffre d'affaires cumulé d'au moins 20 milliards d'euros et environ 250 000 salariés. Ces sanctions cherchent à remonter la chaîne d'approvisionnement plutôt qu'à frapper uniquement les utilisateurs finaux.
Le paquet européen comprend aussi des sanctions contre 77 personnes liées aux élections à la Douma de septembre 2026 organisées dans les territoires occupés, selon le Service européen pour l'action extérieure (EEAS). Trois individus et quatre entités liés aux programmes d'armement nord-coréens sont également visés. Ces mesures visent à contester la légitimité des scrutins organisés sous occupation et à limiter les transferts de technologies militaires.
Le 4 et le 5 octobre 2026, 205 drones avaient été lancés sur l'Ukraine, dont 49 à réaction, selon h.ua. Des tourelles robotisées guidées par intelligence artificielle ont revendiqué les premières interceptions de drones à réaction, dont un Geran-5. Ces développements suggèrent une course technologique entre drones plus rapides et systèmes de défense automatisés, sans qu'il soit possible de mesurer à ce stade leur efficacité globale.
Le Parlement européen doit débattre le 20 octobre 2026 des incursions de drones russes et des frappes en mer Noire contre des navires bulgares et roumains, selon le Parlement européen. Un vote de résolution est prévu le 22 octobre. Les eurodéputés examineront aussi la question de la fourrure de zibeline dans le 21e paquet de sanctions, un point qui illustre la diversité des secteurs couverts par les mesures européennes.
Les frappes sur Saint-Pétersbourg et Moscou et l'exemption américaine sur les sanctions se produisent à quelques jours d'intervalle, ce qui les fait apparaître ensemble dans les résultats d'actualité. Le mot « russes » renvoie à la fois aux victimes, aux drones, aux sanctions et aux acheteurs d'énergie, autant de termes que les lecteurs associent au même événement. Cette conjonction explique la position du mot en tendance le 18 octobre 2026, sans qu'il soit possible d'en quantifier le volume de recherches.
Les bilans des frappes divergent selon les sources : les autorités russes parlent d'un mort et cinq blessés à Saint-Pétersbourg, tandis que les autorités ukrainiennes font état d'au moins dix morts et 73 blessés en 24 heures sur l'ensemble du territoire ukrainien. Ces chiffres ne portent pas sur le même périmètre et proviennent de parties au conflit, ce qui impose de les présenter comme des déclarations et non comme des constats indépendants. Les volumes de drones interceptés, notamment le chiffre de 1 015 avancé par le ministère russe de la Défense, relèvent de la même prudence.
Le premier dossier est celui de la pause américaine de 60 jours annoncée par Marco Rubio : son issue déterminera si l'exemption du 16 octobre 2026 devient permanente ou non. Le deuxième est le vote du Parlement européen prévu le 22 octobre sur les drones et la mer Noire, qui pourrait préciser la position de l'UE. Le troisième est l'évolution des frappes sur les infrastructures énergétiques des deux camps, dont l'ampleur en octobre 2026 dépasse celle des mois précédents selon les sources citées.